vendredi 21 septembre 2007

Risques d'inondation en vallée de Save.

Améliorations à apporter pour réduire les dégâts dus aux inondations exceptionnelles.

Simples réflexions dictées par les constatations faites au cours des ans…
1° - Secteur Lombez Samatan.
Selon les informations dont je dispose[1] une étude réalisée à la demande du S.I.V.G. a proposé entre autres solutions, "la restauration des champs d'expansion de crue", ainsi que "la création de zone sur-inondables".
Ces deux points non pas été retenus dans les décisions proposées au Comité de Pilotage.
J'ignore ce qu'il en est des décisions finales, mais ces deux points non retenus, me semblent primordiaux pour les motifs suivants :
S'il n'y a pas de zones inondables ou sur-inondables "organisées", il est évident que l'eau se répandra en d'autres zones, peut-être habitées… ou l'eau s'écoulera sans frein vers la ou les villes suivantes… ce qui n'est pas sans risque majeur. Et ce, d'autant plus facilement que le lit de la Savère et celui de la petite Savère auront été "remobilisés".
2° - Ville de L'Isle-Jourdain.
Depuis de nombreuses années déjà, on comble allègrement la zone inondable située entre "Le Gachat" et le lac de L'Isle-Jourdain.
Cette possibilité offerte aux crues exceptionnelles est donc en voie de disparition.Si l'eau arrive, puisqu'elle n'a pas de champs d'expansion de crue sur Lombez Samatan, elle n'aura qu'une seule possibilité, inonder les quartiers bas de L'Isle-Jourdain.
Conclusions.
La convergence de ces deux mesures sur le même cours de la Save est susceptible de provoquer de graves désordres et des inondations aux effets dévastateurs pour la ville de L'Isle-Jourdain.
Je suggère donc que l'on arrête définitivement le remblaiement de la zone de L'Isle-Jourdain et que l'on organise au plus vite les champs d'expansion de crue sur Lombez Samatan, ainsi que sur L'Isle-Jourdain.


[1] Bulletin d'information de la Fédération des Syndicats de la Save - n° 9 de décembre 2006.

4 commentaires:

  1. 1ère réponse :
    Merci pour vos remarques justes et évidentes... Il faut éviter de combler des zones qui sont des champs naturels d'expansion.
    Nous devons aussi recalibrer et dégager les lits de nos ruisseaux et rivières.
    René Daubriac, maire de Samatan

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  2. Courrier du 9 octobre 2007
    ... J'ai immédiatement transmis vos observations au service Environnement du Conseil Général en lui demandant de bien vouloir l'étudier avant de m'adresser des éléments de compréhension des enjeux et des risques liés au chantier dont vous redoutez les retombées.
    Je vous remercie de votre démarche qui participe pleinement d'une démocratie participative que j'appelle de mes vœux.
    Philippe Martin.
    Député, Président du Conseil Général

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  3. Courrier du 24 octobre 2007
    Vous avez fait part de votre inquiétude concernant le comblement de la zone inondable de L'Isle-Jourdain et des éventuelles conséquences.
    Il est vrai que l'approbation du plan de prévention des risques naturels prévisibles d'inondations interdit tous travaux de remblaiement.
    Aussi, le 11 octobre 2007, j'ai pris un arrêté, mettant en demeure la commune de L'Isle-Jourdain de cesser les travaux de remblaiement dans le lit majeur de la Save et de remettre en état les parcelles concernées.
    ...
    Pour le Préfet du Gers, signé D.B.

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  4. Courrier du 29 octobre 2007
    ... Mes services me confirment qu'il s'agit là d'une préoccupation justifiée sur le territoire de plusieurs communes.
    Le Conseil Général travaille actuellement avec les syndicats gestionnaires de cours d'eau à la mise en place d'étude globale dite "hydromorphologiques" qui nous fourniront les informations indispensables pour anticiper les risques d'inondations et mettre en œuvre les mesures de précautions adéquates.
    Cette démarche est en cours sur l'Adour dans le cadre d'une action test. Elle devrait être dupliquée sur l'Osse. Ces expérimentations permettront d'envisager, dans un second temps, de solliciter le Syndicat Intercommunal de la Save Gersoise pour qu'il s'inscrive, si il le souhaite, dans cette démarche de gestion éco responsable.
    Philippe Martin.
    Député, Président du Conseil Général.

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